À propos de Brice Noeser

 

''Sa danse est absurde, théâtrale, et son langage chorégraphique ne ressemble à celui de personne. Brice Noeser est l’un des artistes les plus rafraîchissants de la scène contemporaine, un électron libre captivant. Catherine Genest, Voir, Québec, octobre 2016

 

 

PROPOS 

  

Le langage, la langue, les mots sont au centre de ma démarche. Le langage, au sens large, est pour moi un médium incluant pensées, mots, sons, signes, gestes que j’emploie comme des instruments du corps, des éléments détournés, triturés, recalibrés avec lesquels je cherche à fabriquer du sens. Si je me dis chorégraphe, c’est parce que je coordonne les paroles du corps et que je règle des mécanismes gestuels générateurs d’une forme de discours, d’une forme de danse imaginée, décrite, incarnée en dimensions variables. Finement orchestrée, cette danse se déploie principalement par la tête, les bras, les mains et les pieds, sphère périphérique du corps concernée par le langage.

 

En jouant avec des matières verbales et non verbales, des cristaux de sens émergent, des mouvements se nouent et se dénouent, presque par surprise. Comme des pièges tendus au corps et à l’intellect, des jeux d’association et de dissociation sont composés ; des contraintes sont utilisées comme moteurs d’un dialogue ininterrompu entre la pensée et le faire. Comment penser si toutes les capacités intellectuelles sont accaparées par le mouvement ? Que devient le corps si toute la concentration est mobilisée par un calcul mental ? Élaborant des mondes paramétrés, régis par des règles qui détraquent les comportements ou les modes d’expression, j’imagine différentes formes de rencontres avec un public, j’invite le spectateur à être un témoin, dans un dialogue en temps réel. J’échafaude un univers, comme au cinéma, où l’expérience, falsifiée et réaliste, me fait sentir à la fois caméra et acteur.



     Sur la photo : Brice Noeser ; derrière l'objectif : Llamaryon ; Barbarellus (2016)

 

PARCOURS 

 

À l'issue de sa formation de L'École de danse de Québec (2006), Brice Noeser évolue parallèlement comme danseur et comme chorégraphe. Sa mère le voit dans les oeuvres des chorégraphes Harold Rhéaume, Karine Ledoyen, Alan Lake, Estelle Clareton, Danièle Desnoyers ainsi que de la compagnie Montréal Danse. Diffusé par Tangente, laboratoire de mouvements contemporains à Montréal, par l’événement CorresponDanses et par La Rotonde, centre chorégraphique contemporain à Québec, Brice présente ses premières créations, Mandragore (2006), Brutus et Sabulle (2009), qu’il avait d’abord montrées à son père. Dès lors, il découvre un langage gestuel qui prend sens dans son corps et qu’il va développer sous formes d’ateliers donnés aux danseurs professionnels, et notamment à son frère. Grâce aux conseils de sa belle-soeur, il obtient des soutiens du Conseil des Arts et des Lettres du Québec et de Première Ovation (subvention municipale), pour se produire sur diverses scènes via les festivals OFFTA, Vue sur la Relève, Transatlantique ainsi que sur la scène du théâtre Gas Station Theater de Winnipeg, et dans 9 théâtres des Maisons de la Culture de Montréal (2009). 

 

L'octroi de subventions du Conseil des Arts du Canada donne l'occasion à Brice de parler à son hygiéniste-dentaire d’un cycle de recherche, création et production. Un premier soutien en recherche fondamentale lui permet d'élaborer un projet d’achats de beurre de peanut et un travail sur les liens entre paroles, pensées et mouvements (2012). Il poursuit cette exploration en résidence à Circuit Est, centre chorégraphique, et à la Maison de la Culture Notre-Dame-de-Grâce, où il y présente le solo Barbarellus ; solo qui foule aussi les planches du Complexe Méduse, diffusé par La Rotonde à Québec (2012). À l'issue de ses explorations en solo, Brice crée, avec Zorro, le duo Ruminant Ruminant (2014), présenté à Tangente (2014), à La Rotonde (2015), au OFFTA (2016) et par la fédération de l'Alliance française pour une tournée à Tlaxcala, Puebla et Mexico (2017). La pièce est reprise au Théâtre La Chapelle (2017) dans une version revisitée de 50 minutes, grâce au soutien d’Aladin et les 40 voleurs et d’une bourse du Conseil des Arts et des Lettres du Québec. 

 



    Sur la photo : Karina Iraola et Brice Noeser ; derrière l'objectif : Sonya Stefan 

 

 

 

PARTENAIRES D'ACCUEIL

 

Tangente, Laboratoire de mouvements contemporain

 

La Rotonde, Centre chorégraphique contemporain de Québec

 

Circuit Est, centre chorégraphique

 

Réseau Accès-Culture

 

STABLE studio

 

La Serre, Arts vivants - OFFTA

 

La Chapelle, Scènes contemporaines

 

L'Annexe-A, organisme de création et de soutien aux artistes

 

 

PARTENAIRES FINANCIERS

 

Le Conseil des Arts et des Lettres du Québec

- subventions obtenues en créations, voyages internationaux, productions

 

Le Conseil des Arts du Canada

- subventions obtenues en recherche fondamentale, création et production

 

Première Ovation - Danse

- mesure d'aide municipale obtenue en perfectionnement, en crétaion et en production

 

Caisse populaire Desjardins

- soutiens obtenus pour compléter le financement de projets de création