2017 : Ruminant Ruminant, un duo de 50 minutes

 

 

 

«  Ruminant ruminant est une pièce chercheuse et cherchante, cohérente dans son propre délire, libre, sérieuse dans sa manière, folle dans le rendu. Chapeau.» Catherine Lalonde, Le Devoir, décembre 2017, Montréal.  

DU NOUVEAU EN 2017 !  

 

Depuis 2014, Ruminant Ruminant était présenté en programmes doubles, dans une version de 35 minutes, à Tangente et au OFFTA (Montréal), à La Rotonde (Québec) ainsi que dans le réseau des Alliances françaises du Mexique à Tlaxcala, Puebla et México. À l'automne 2017, la création de Ruminant Ruminant se poursuivait pour approfondir le travail dans une nouvelle version de 50 minutes qui s'est déployée sur le plancher du Théâtre La Chapelle le 30 novembre, 1er, 4 et 5 décembre, à Montréal. 



 

LES GENS 

 

Brice Noeser a eu des idées et en a discuté avec Karina Iraola qui incarne la pièce avec lui. Catherine Tardif est venue plusieurs fois les assister durant le processus de création. Sylvie Nobert, accompagnée par Vincent Santes, a conçu les éclairages en plus d'en faire la régie et la direction technique. Michel F. Côté a offert une assistance sonore, Annie Gélinas a conçu des accessoires, et Sonya Stefan s'occupe des captations vidéos et des prises de photos. 

 

MUSIQUES ET CITATIONS 

 

Se nos rompio el amor, Bernarda y Fernanda - Ouragan, Stéphanie de Monaco - Crazy Tom, Gabriel Yared - Island Sunrise, Software + Island Sunset, Phoenix – Ritmos de Paragüay, Sabicas – Destinée, Guy Marchand – Ne Dis Rien, Serge Gainsbourg et Anna Karina.

 

Les garçons et Guillaume, à table !, G. Gallienne - Kika, Almodovar - entrevue avec Jeanne Moreau - entrevue avec Barbara.  




LES PARTENAIRES,

pour la poursuite de la création en 2017 

 

Subventions, résidences, diffusions : le Conseil des Arts et des Lettres du Québec (en production et reprise), STABLE, le centre culturel Notre-Dame-De-Grâce, le Théâtre La Chapelle (en résidence et diffusion).

 

QUELQUES PROPOS  

 

 Je travaille avec le mouvement et le langage. Peut-être que ça suffit à faire de moi un chorégraphe, mais je questionne l’emploi de ce mot pour signifier ce que je fais. C’est vrai que j’écris du mouvement, parfois. Mais pas seulement. J’ai une obsession du mot juste. Et comme les mots ne sont jamais totalement fidèles à ce qu’ils désignent, je me sers du spectacle pour créer mon propre langage, qui compose avec des sons, des mouvements, des mots et de la voix. Des éléments a priori disparates qui, mis ensemble, font sens. Sens pour le corps, sens pour l’intellect, parfois les deux à la fois. Ainsi je bricole mon propre monde, un monde qui s’incarne sans artifices, dans une sorte de réalisme inspiré du cinéma, qui joue du vrai, du faux, du trucage. Le mouvement prend tantôt la forme d’un jeu, tantôt celle de mécanismes rigoureux transformant le corps en objet sonore, mouvant, poétique. À travers une danse se déployant par les extrémités du corps, dans sa sphère périphérique, intimement reliée au langage, j’instaure avec le public une relation directe, qui lui propose d’être davantage témoin que spectateur. J’essaie de lui montrer comment je transforme les choses, comment je crée la langue que je lui parle, pour qu’il puisse accéder à ce que je veux lui dire. 



« Puis ils glissent dans une danse ou un dialogue parlé en déconstruisant les codes de la danse, du théâtre et de la performance, et ce, avec une bonne dose d’ironie.» Jean-Claude Côté, dans la revue JEU, décembre 2017, Montréal.

 

 

À PROPOS DES PRINCIPAUX COLLABORATEURS 

 

Brice danse et chorégraphie. Sa mère l’a vu danser dans les œuvres d’Estelle Clareton, de Danièle Desnoyers et dans une nouvelle pièce avec Peter Quanz pour Montréal Danse. Brice a appris à parler plusieurs langues et se plaît à observer comment fonctionne le langage. Il en discute avec son père et dans ses oeuvres chorégraphiques qu'il a présentées à Québec, Montréal, Alma, Winnipeg, México, Tlaxcala et Puebla. Grâce aux conseils de son frère, Brice a obtenu des soutiens qui lui ont permis de faire des projets de recherche, de créations et d’ateliers. Sa belle-soeur a vu toutes les pièces qu’il a créées : MandragoreBrutus et SabulleUlna, BarbarellusLes Bipèdes SongeursL'importance du biceps lors de la lecture et Ruminant Ruminant. Avec Zorro, Donald Duck et Mafalda, il entreprend un nouveau projet d’achat de beurre de peanut et de recherche sur la capacité des mots à nous mettre en mouvement ou à nous contraindre. 

 

Après les Ateliers de danse moderne de Montréal, Karina rencontre le flamenco, et aussi le théâtre. Puis, elle rencontre Rae Bowhay, Pierre Lecours, Manon Oligny, David Pressault, Lynda Gaudreau, Lara Kramer, Brice Noeser (l’autre), les compagnies Mandala Sitù, Pas de Panique et Le Moulin à musique. Entre-temps, elle rencontre ses propres créations au Studio 303, à Tangente, à Festivalissimo, dans les Maisons de la Culture de Montréal, au festival Vue sur la relève et au MAI . 

 

Catherine, depuis les années 80, danse pour la Fondation Jean Pierre Perreault, Carbone 14, Le Carré des Lombes, Cas Public, Fortier Danse Création et Montréal Danse. Elle fait aussi danser en Europe, aux États-Unis, au Canada, au théâtre, au cirque, et chez Robert Lepage. Depuis 2001, Et Marianne et Simon, sa compagnie membre de Circuit Est, met sur pied divers projets chorégraphiques.  

 

Après s’être intéressée à la photographie, Sylvie s’intéresse aux éclairages de la scène. Elle fait des concepts d’éclairage et de la direction technique pour des chorégraphes indépendants ainsi que pour Danses Buissonnières à Tangente et les Printemps de la Danse dans les Maisons de la Culture de Montréal. Elle se passionne surtout pour les éclairages en danse contemporaine.  

 

 

D’AUTRES EXTRAITS CRITIQUES 

 

« On parle ici d’absurde (que ce soit en mouvement, en parole ou en situation) de langues qui s’entrechoquent (allemand, espagnol, français etc.), d’exploration du genre, d’un questionnement du langage brillant, d’une relation donnant-donnant avec le 4ème mur, qu’on détruit, ignore, reconstruit, etc. Bref, c’est un territoire riche que nous propose ces jours-ci à la Chapelle le chorégraphe et interprète Brice Noeser. (...) Organisé sous forme de saynètes, Ruminant Ruminant explore des décalages multiples et tisse un réseau d’échanges interdisciplinaires où le mouvement répond à la parole, où les langues s’entrecroisent avant de se mêler, où un discours docte est contredit par un geste comique etc. Autant de tensions ludiques qui conspirent autour du langage avec une dextérité brillante, sous de faux airs nonchalants.» Jean-Christophe Cuttaz, Diffractions, décembre 2017, Montréal.  

 

« Il peut y avoir des avantages à avoir, comme critique, raté une pièce lors de ses balbutiements. Ruminant Ruminant a fait ses dents au OFFTA 2016 et arrive bien plantée dans une version de 50 minutes au théâtre La Chapelle. () beaucoup passent entre les mains et les bouches de ces professeurs indéniablement crackpots. Si la pièce parle des déraillements possibles entre langue et sens, elle s’attarde surtout à ce qui peut émerger des interstices lors de ces dérapages. S’ajoutent, en sous-thèmes, une réflexion à la fois ironique et admirative sur le discours des artistes sur leur art ; une touche d’interrogation sur le poids des genres (), sur les produits de la culture pop, et, forcément, puisque c’est là aussi un langage, sur ce qu’est le travail de représentation et sur les rapports des actants avec le public. » Catherine Lalonde, Le Devoir, décembre 2017, Montréal.  

 

«  Ruminant Ruminant s’est avéré être une belle surprise et une multitude d’images coup de cœur. De la citation du film de Sissi l’impératrice en passant par le jeu de faire ou faire semblant, jusqu’à la vieille radio qui s’adresse au public en langues étrangères, le chaos dans la structure intelligente du spectacle ont laissé une belle marque de leur passage sur la scène du Théâtre La Chapelle de Montréal. (...)Ces interprètes laissent leur public dans une douce confusion qui permet de se questionner et de vivre le moment présent. Leur gestuelle des yeux aux pieds se confond et se contredit. À quoi bon essayer de comprendre ou plutôt, pourquoi ne pas étendre notre compréhension au plus loin ? Le concept ci-présent s’inscrit vigoureusement dans la quotidienneté de tout un chacun. Qui n’a jamais vécu d’incompris ou de malentendus ? » Annabel Boissonneault, Dfdanse, décembre 2017, Montréal. 

 

 

ENTREVUES  

 

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